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Ce blog a été créé dans le cadre des cours d'Histoire de l'Art de l'EDNA, étudiés par Florentina CARRIER

30 Dec

LE DADA - 1916

Publié par Florentina CARRIER  - Catégories :  #Courants artistiques

A l'origine, on ne disait pas DADA mais DADAÏSME, pour parler d'un groupe d’artistes nés pendant la première guerre mondiale en Suisse. Le nom "dada" a été trouvé au hasard, ils ont ouvert une page et sont tombés sur "dada". C'est un façon de se moquer de l’industrie qui s’est développée avec la production d’armes. Les artistes de Dada sont de plusieurs nationalités différentes et sont écrivains, musiciens, plasticiens…Ces artistes sont tous réfractaires à l’idée de guerre et s’opposent à la société qui conduit à la guerre.

Précurseur : Marcel Duchamp « Porte bouteille », 1964

Précurseur : Marcel Duchamp « Porte bouteille », 1964

Marcel Duchamp - « L’urinoir », 1961

Marcel Duchamp - « L’urinoir », 1961

Marcel Duchamp initie le concept de Ready Made qui consiste, initialement, à simplement choisir un objet manufacturé, de le remettre en question et de le designer comme une oeuvre d'art. Le Ready-Made explique beaucoup de choses sur l’art contemporain : une chose devient une œuvre d’art parce que c’est décidé.

Pour Tristan Tzara « Le Ready Made est un objet usuel promu à la dignité d’œuvre d’art par le simple choix de l’artiste ». En réalité, l’objet ne représente rien d’esthétique. C'est de l'art conceptuel. Tzara fait comprendre que c'est un moyen de réagir à la guerre par l’humour et la provocation. En effet, Dada est un groupe qu’il se lève contre tout ! Et ils vont créer un manifeste : « DADA SOULÈVE TOUT » (1918). Dans ce manifeste, ils prônent le principe de contradiction, le paradoxe, tout ce qui n’a aucun sens. Car Dada est contre l’art, ils présentent des œuvres étranges, décalées, contradictoires…

Man Ray, Rayogramme, 1927 - Paris

Man Ray, Rayogramme, 1927 - Paris

C'est une photo réalisée en chambre claire. Les objets sont directement posés sur le film. Ils n’ont plus de sens car on ne voit que leurs empreintes. C'est un mode de fabrication caractéristique de l’absurde. Les artistes Dada se retrouvent pour la plupart dans le surréalisme. Les artistes de Dada font des œuvres en commun et parmi les techniques, on retrouve le collage car il peut être fait à plusieurs.

Jean Arp, Rectangles selon les lois du hasard, 1916

Jean Arp, Rectangles selon les lois du hasard, 1916

C'est une oeuvre impersonnelle , il tire au hasard des morceaux de papier qu’il va coller au hasard, lui-même, ou par quelqu’un d’autre. Dans le même principe, on retrouvera François Morellet :

Max Ernest, Le rossignol chinois, Photomontage, 1920

Max Ernest, Le rossignol chinois, Photomontage, 1920

Max Ernst pratique le collage et le photomontage. Il découpe des photos dans les magazines et les collent ensembles. Formant ainsi des êtres hybrides, pleins d' humour, et dénonçant la violence de la glorification de la guerre. A la fin il rephotographie le tout pour enlever tous les «défauts » du collage.Ainsi, il répond au programme de Dada qui est de créer de nouvelles valeurs.

Les artistes de Dada habitaient dans un hôtel tous ensembles à Paris, encourageant ainsi le travail collectif mais cela a aussi précipité la fin au début des années 20. A Breton va s’éloigner de Tzara pour créer son propre groupe. Les artistes de Dada se réfugient à New York (M. Duchamp, F. Picabia...). Les écrivains et d’autres vont faire partie du bureau des recherches surréalistes => entrée dans le surréalisme !

Sources :

- Cours d'Histoire de l'Art de l'EDNA

- Internet

- Livres "Max Ernst" de la bibliothèque Jacques Demy, Nantes

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