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Ce blog a été créé dans le cadre des cours d'Histoire de l'Art de l'EDNA, étudiés par Florentina CARRIER

07 Dec

Carlos Aires,Copla, 2010

Publié par Florentina CARRIER  - Catégories :  #Exposé, #HaB Galerie

Copla, 2010 - Couteaux de cuisine gravés au laser, avec aimants, 43 x 106 x 2 cm (19 éléments). Collection famille Servais, Bruxelles.

Copla, 2010 - Couteaux de cuisine gravés au laser, avec aimants, 43 x 106 x 2 cm (19 éléments). Collection famille Servais, Bruxelles.

Carlos Aires est né en 1974 à Malaga. Il vit et travaille à Madrid (Espagne). Son oeuvre Copla fut exposé à Nantes à la Hab Galerie du 12 octobre 2013 au 5 janvier 2014 durant la quatrième édition de l'exposition De leur temps, en partenariat avec l'ADIAF. Des regards croisées qui invitent à découvrir la création contemporaine.

Carlos Aires à donné le nom de "copla" à son oeuvre en référence à la forme de chanson populaire andalouse qui fait partie du genre flamenco. Les coplas son des chansons qui, dans une structure narrative traditionnelle (déroulement, événements, dénouement et conclusion), reflètent les passions humaines. Ces chansons possèdent généralement des paroles très dramatiques. Copla fait aussi référence à sa mère et à sa grand mère qui chantaient des coplas en cuisinant.

Carlos Aires c'est arrêté sur l'expression "Amour viscéral", car il lui semblait étrange d'associer un sentiment si pure et doux à un adjectif si violent. En effet, les viscères étant les entrailles des hommes, l'adjectif viscéral apporte au terme amour un caractère violent, douloureux et sanglant. Peut-être fut-il touché par cette expression car en Espagne les crimes passionnelles font souvent la une des journaux.

Ajoutons à ces caractères le fait que ces crimes passionnels se font souvent par l'intermédiaires d'un couteau, on obtient l'oeuvre Copla.

En gravant les titres des chansons d'amour dans un couteau, Carlos Aires donne une nouvelle signification à la chanson. Parmi ces titres : How deep is your love (Bee gees), Take my breath away (Berlin), Killing me softly (The Fugees) , I've got you under my skin (Frank Sinatra), Cry me a river (Justin Timberlake), Every breath you take (The Police)... Il utilise la gravure pour inscrire les titres dans les lames de couteaux pour que ces derniers restent utilisables. En effet, Carlos Aires imaginait son oeuvre dans une cuisine avec des gens qui se serviraient de ses couteaux pour cuisiner leurs petits plats.

Sources :

- Catalogue et cartel de la HaB galery

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